Les nouveaux Shadoks par Jacques FRANCK

Posted on : 11-05-2012 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Personne n’a oublié la glorieuse épopée des Shadoks .Ces personnages zoologiquement mal définis firent la joie des téléspectateurs  à la fin du siècle dernier. La force de leur obstination compensait mal la faiblesse de leurs  cerveaux. Afin de réussir dans leurs entreprises et de vaincre leurs adversaires, les Shadoks pompaient. L’échec était constant. Qu’à cela ne tienne – les Shadoks pompaient de plus belle. Avec les mêmes résultats.

Messieurs Jean-François Copé, Xavier Bertrand, François Fillon, Claude Guéant,  David Douillet, Mesdames Nadine Morano (phare de l’intelligence contemporaine) et Roselyne Bachelot (je m’excuse auprès de ceux que je n’ai pas cités) ont énormément pompé ces dernières années. Ils ont pompé l’identité nationale, ils ont pompé la xénophobie, ils ont pompé la  division entre salariés et chômeurs, ils ont pompé l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres, ils ont pompé la guerre en Afghanistan et en Lybie. Ils ont pompé aussi la dégradation des écoles et des hôpitaux. Que n’ont-ils pas pompé ?

Le 6 mai, ils ont pris une grande claque sur le nez. La majorité des citoyens ne veut plus d’eux.

Après s’être ébroués, nos vaillants Shadoks retournent à leurs pompes en vue des élections législatives. Leur chef de file (je n’ai pas dit  leur tête pensante), Monsieur Jean-François déclare “choisir la France”. Ce qui signifie que la gauche est un ramassis d’agents de l’étranger. Bravo. La pompe du chauvinisme et de la xénophobie est réamorcée.

Les nouveaux Shadoks, pas plus instruits par l’expérience que leurs ancêtres, se remettent à l’ouvrage.

Pompez, braves Shadoks.

Nous, nous ferons tout pour promouvoir une majorité de gauche en juin. Avec de nombreux élus du Front de gauche.

Jacques FRANCK   11 mai 2012

La fin du chanoine par Jacques FRANCK

Posted on : 04-05-2012 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Le vieux pape Benoît, le recevant à Rome,

A fait de Sarkozy à Saint-Jean de Latran,

Un chanoine honoraire. Ce n’est pas méchant.

Ce n’est pas pour cela que j’accable cet homme;

Il est passé le temps où de vaines promesses,

Attirant les Français au fond des isoloirs,

Leur faisait  miroiter un avenir d’espoir

Plein de félicités, de bonheur, de richesses.

Ils n’ont pas oublié les phrases chaleureuses

Du futur “Président de leur pouvoir d’achat.”

Ils ont vu le contraire et ils ne veulent pas

Revivre une expérience aussi calamiteuse

Au Fouquet’s, ce haut lieu des fêtes populaires,

La fleur du patronat, l’élite de l’argent,

Ravis, applaudissaient le nouveau président

Qui , ils le savaient bien ferait tout pour leur plaire.

Ils ne se trompaient pas. La première mesure

Couvrit leurs revenus d’un épais bouclier

Afin de les soustraire à la fiscalité.

Ah ! se dit le MEDEF cet homme nous rassure !

Mais ce n’était pas tout. L’impôt sur la fortune,

Cette triste invention de gauchistes jaloux,

Ne fut pas supprimé mais il devint si doux

Que ses assujettis gagnèrent de la thune.

Aux travailleurs il tint un tout autre langage :

“Bossez plus, mes amis, et vous serez heureux !”

Certains bossèrent plus et gagnèrent fort peu.

Beaucoup, pour tout bonheur, gagnèrent le chômage.

Le nombre de chômeurs, là est la vraie croissance.

Chaque jour des milliers s’ajoutent aux milliers

De jeunes et de vieux qui voudraient travailler.

Le Pôle Emploi devient le pôle de la France

On vit les dirigeants de notre République

S’attaquer à l’école, aux flics, aux hôpitaux,

Étrangler la Sécu, fermer les tribunaux

Et chasser les agents de la fonction publique.,

La fin de son mandat parait inexorable.

Le sinistre Sarko a peur d’être vaincu.

Il craint par dessus tout le coup de pied au cul

Des citoyens lassés d’un règne déplorable.

Jacques FRANCK   3 mai 2012

Le chanoine et le vrai travail par Jacques FRANCK

Posted on : 27-04-2012 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Monsieur Nicolas, futur ex Président de la République française et, faut-il le rappeler chanoine de Saint-Jean de Latran, se fait le chantre du vrai travail. Il a raison et son CV , à cet égard, est exemplaire. On le vit avocat, maire et député de Neuilly, président de conseil général, chef de parti, ministre du budget, ministre de l’économie et des finances, ministre de l’aménagement du territoire, ministre de l’intérieur, ministre d’État, époux de deux premières dames de France, etc..

Si à ce bosseur infatigable on ajoute des centaines de patrons de grandes entreprises, des milliers de gros actionnaires, plus des traders, des spéculateurs professionnels, des intermédiaires, des trafiquants tous azimuts, des porteurs de valises, des gestionnaires de paradis fiscaux, et j’en passe, ça fait beaucoup de monde.

J’ajoute honnêtement quelques citoyens de droite (26%) qui adhèrent aux idées du chanoine sans appartenir aux catégories précédentes.

Le Premier Mai, je réunis tout ce monde au Champ de Mars. Là sont les vrais travailleurs. Les seuls.

A une poignée de kilomètres, quelque part entre la République, la Bastille, la Nation, plusieurs centaines de milliers d’ouvriers, de fonctionnaires, d’enseignants, d’employés,  d’étudiants, de retraités, de chômeurs, de syndicalistes, de militants de gauche manifestent et revendiquent, dénoncent leur exploitation par les gens du Champ de Mars. Eux, des vrais travailleurs ? Non. Des assistés, des fainéants, des traîne-savates.

Et pendant ce temps-là, entre Jeanne d’Arc et l’Opéra, Madame Marine se frotte les mains. La politique du chanoine lui aura offert des millions d’électeurs.

Nous ne voulons ni du chanoine et ses “vrais” travailleurs, ni de l’extrême droite de Madame Marine.

Le Premier Mai, fête des travailleurs, les vrais, nous manifesterons avec les syndicats et les partis de gauche.

Et le 6 mai, nous enverrons l’infatigable travailleur Nicolas se reposer.

Jacques FRANCK   24 avril 2012

La xénophobie et le chanoine par Jacques FRANCK

Posted on : 25-04-2012 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Le fonds de commerce de la famille Le Pen est la xénophobie. Plus précisément, ils aiment bien les étrangers tant qu’ils restent chez eux. Le père en avait fait son unique cheval de bataille. La fille, plus intelligente, a ajouté à  son discours des promesses, souvent puisées dans les programmes de la gauche, d’ordre social et économique. Mais l’essentiel de son propos reste imprégné de  la xénophobie originelle. Elle a réuni plus de six millions d’électeurs.

Monsieur Nicolas, aspirant à sa propre succession, n’a convaincu que le quart des votants. Score peu glorieux. Face à son adversaire socialiste, boosté par le Front de gauche, il est prêt à tout. Il vendrait son âme au diable s’il y avait un diable et s’il avait une âme. A défaut, il tente de puiser dans le pactole électoral de Madame Le Pen. C’est de bonne guerre. Ce qu’il l’est moins, c’est le choix de sa méthode. Il ne  s’apitoie pas sur la misère, les bas salaires, les inégalités (qui sont largement de son fait). Il tonne contre l’immigration, fulmine contre les droits sociaux dont bénéficient  les familles de travailleurs étrangers, s’étrangle de rage à la perspective de leur droit de vote aux élections municipales. Il substitue le chauvinisme au patriotisme, invoque la tradition chrétienne, me rappelle mes jeunes années quand Pétain affichait des conceptions semblables. Il reste fidèle à son discours de Grenoble, établissant un amalgame entre les étrangers et les criminels,  stigmatisant nommément les Rom et les gens du voyage.

Attention, danger !  La conjonction entre la droite du chanoine et la droite des Le Pen risque d’aboutir à un régime nationaliste, discriminatoire, d’où la démocratie est exclue.  Je délire ? Je dis n’importe quoi ? Une telle éventualité n’existe pas ? Regardez la Hongrie, qui passe d’une république normale à un état autoritaire fascisant,  xénophobe,  antisémite

Seul moyen pour enrayer  ce processus : battre Sarkozy le 6 mai en votant massivement pour François Hollande.

Jacques FRANCK   25 avril 2012

L’adieu au chanoine par Jacques Franck

Posted on : 22-04-2012 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Depuis cinq années, j’interpelle régulièrement Monsieur Nicolas, élu Président de la République française par le suffrage universel (inattaquable mais susceptible de choix calamiteux).

Depuis cinq années, je n’omets pas, par respect de la vérité sinon par admiration pour le personnage, de rappeler son titre de chanoine de Saint Jean de Latran, octroyé par son ami le pape, Monsieur Benoît. J’aurais même tendance à privilégier cette dénomination dans mes rapports unilatéraux avec lui. Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais il doit y avoir une raison.

Depuis cinq années, j’oublie rarement de souligner qu’il cumule constitutionnellement ces titres avec celui de coprince d’Andorre. Connaissant touristiquement ces charmantes vallées, je me demande ce qu’elles ont à y gagner. Elles tirent l’essentiel de leurs ressources du commerce détaxé des alcools et du tabac. Or Monsieur Nicolas ne boit pas et ne fume pas, du moins ostensiblement.

Depuis moins longtemps, il a été affublé par Monsieur Juan Carlos d’Espagne, d’une distinction plutôt marrante. Il est chevalier de la Toison d’Or;. Ce n’est pas donné à tout le monde et ça ne mange pas de pain.

Eh bien, je ne reproche rien de tout cela à Monsieur Nicolas. Rien. Mais :

Depuis cinq années, il a établi en France une monarchie à peine parlementaire. Il décide au gré de ses inspirations du moment et une majorité croupion de l’Assemblée Nationale entérine. Il règne et il gouverne. Ses ministres ne décident pas, ils appliquent et flattent.

Depuis cinq années, s’étant attribué les fonctions de super président, il s’exhibe sans la moindre réserve. A la moindre occasion ou même sans occasion, il accapare micros et caméras. Un fait divers tragique survient-il dans une province, il saute dans un jet, brûle quelques tonnes de kérosène, et se fait voir sur place, où il tonne médiatiquement qu’il va y mettre bon ordre et inventer une loi (qui ne voit le plus souvent jamais le jour). Il substitue le clinquant à la modestie démocratique et érige un bar snob des Champs Élysées en Palais de la République.

Depuis cinq années, il ne tient aucune de ses promesses au peuple. Il laisse le chômage s’accroître et le pouvoir d’achat décroître. Il sacrifie sans état d’âme la santé, l’éducation, la justice aux exigences de ses mandants de la haute finance et du grand patronat.

Depuis cinq années, il tient toutes ses promesses aux détenteurs des fortunes importantes, ceux qui comptent à ses yeux. Il les couvre d’un “bouclier fiscal” qui les autorise à se soustraire à leurs obligations envers la collectivité nationale. Il allège miséricordieusement l’Impôt de solidarité sur la fortune. Il se propose de réduire les cotisations sociales patronales. Il ne refuse rien aux animateurs du CAC 40, groupement populaire et philanthropique s’il en est. Il comble de joie cette indomptable syndicaliste, Madame Laurence Parisot., l’accorte bergère du MEDEF

Depuis cinq années, il traite bien mal les serviteurs de l’État, les fonctionnaires sans qui la machine ne pourrait pas tourner. Ses efforts tendent à en supprimer le plus possible. Comme un euro ne peut pas servir deux fois, il préfère le donner aux dirigeants des banques plutôt qu’aux postiers, infirmiers, agents des impôts, policiers. Et les enseignants : une grande “réforme” du quinquennat aura été d’éliminer des dizaines ou des centaines de milliers de professeurs et d’instituteurs. Et les enfants ? Ils se passeront de maîtres et n’en mourront pas.

Depuis cinq années, lui et ses comparses se gargarisent du mot “laïcité”. Mais à Rome et à Riyad , devant les hautes autorités religieuses du catholicisme et de l’Islam, il a proclamé la supériorité du prêtre sur l’enseignant.

Se défendant de tout comportement discriminatoire, il a dénoncé à Grenoble les Rom et gens du voyage comme délinquants et criminels, et engagé contre eux une véritable croisade.

Depuis cinq années, le chanoine Nicolas poursuit en Afghanistan une guerre initiée par ses prédécesseurs, qu’il ne peut pas gagner et qui a coûté la vie de dizaines de soldats français.

J’oublie évidemment d’autres griefs.

La perspective d’un second quinquennat, dont je ne vois pas pourquoi il serait meilleur que celui qui s’achève, m’incite à crier “Ça suffit comme ça !”

Je ne sais pas encore si ma voix et des millions d’autres seront entendues. Mais je n’aimerais pas continuer à tirer sur un bientôt ex-chanoine.

Je vais voter pour le Front de Gauche.

Alors je dis : “Adieu, Chanoine !” Pas au revoir.

21 avril 2012

jacques.franck1@free.fr

La chanteuse et le patriotisme par Jacques Franck

Posted on : 12-04-2012 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Au nombre des grandes figures soutenant le chanoine Nicolas dans son combat contre les impies s’ajoute un fleuron de la jeunesse. “Tous les garçons et les filles” des années 60 feront certainement bloc derrière leur icône Françoise Hardy. Du moins ceux et celles qui se sentent douloureusement traumatisés par l’Impôt Solidarité Fortune. Ce qui, en fin de compte, ne doit pas faire beaucoup de monde.

La chanteuse, frappée dans ses œuvres vives par l’ISF sus mentionné et craignant de souffrir encore plus du chéquier par une défaite du chanoine, menace dans Paris Match de représailles redoutables. La grande et pauvre Françoise veut vendre son appartement parisien et risque de se retrouver à la rue (citation fidèle), sans un sou ou presque, malade et quasi septuagénaire. Je compatis, je compatis.

Ses plaintes vont droit au cœur des chômeurs, des mal logés, des innombrables familles qui ne bouclent plus leurs fins de mois et ne parviennent pas à se soigner.

Mais où je ne compatis plus, c’est quand la cerise déborde le gâteau. S’inspirant des émigrés fuyant la jeune République française en 1792, la chanteuse parle de quitter son pays, la France pour mettre ses sous à l’abri . Elle n’est pas la seule, ça ne la grandit pas pour autant.

Lorsque le patriotisme s’efface devant la préservation de la fortune, ma détermination de voter à gauche s’affirme et se conforte.

Jacques FRANCK Front de gauche 11 avril 2012