Nicolas Sarkozy sur le Tour de France

Posted on : 23-07-2010 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Le chanoine au Tourmalet par Jacques Franck.

Monsieur Nicolas, chanoine de la République et de la Fédération Française de Vélocipède, apprit que le Tour de France, ce 22 juin, arrivait au col du Tourmalet. Il gonfla ses biceps et ses mollets, fit quelques pompes, révoqua un ou deux préfets, fulmina imprécations et excommunications contre les gens du voyage, et convoqua quelques proches Cet aréopage restreint se composait de hautes personnalités : Madame Carla, Première Dame du huitième arrondissement, Monsieur Brice, Superintendant de la bien aimée Police, Madame Roselyne, la sportive de la bande, une lumière, celle-là, Monsieur Eric le traître, Monsieur Eric l’ami des gens honnêtes, Monsieur Claude, secrétaire général de l’Élysée et exécuteur des basses œuvres.
Il fit jouer avantageusement ses muscles, but un petit coup de Vittel, se râcla la gorge, passa un short de chez Balenciaga et un maillot jaune de chez Dior, et tint ce discours :
“Ah ! Ils vont voir de quel bois la République se chauffe, putain, ces étrangers qui accaparent nos belles routes de France ! Ces Espagnols, ces Luxembourgeois, qui osent rouler et se faire acclamer par un peuple qui ne doit ses hommages qu’à Moi ! Oui, je sais, il y a aussi mon ami américain Monsieur Lance Armonstrong, mais il est tellement modeste qu’il se cache tout au fond du peloton et qu’il ne détourne pas à son profit un enthousiasme pourtant bien mérité. Bordel, je vais faire le Tourmalet, moi aussi ! Pour mieux frapper les esprits, je t’amène avec moi, Carlita ! Tu chanteras dans la caravane. Ils n’ont pas vu ça depuis Yvette Horner. Tu viens aussi, Roselyne, tu es vizire des sports. Et ça ne te fera pas de mal de te remuer un peu les fesses, ma grosse Louloute !”
Ce jour-là, dans les Pyrénées, le monde du sport assista à un miracle. Le chanoine Nicolas, débarquant d’un hélicoptère, entama la dure montée du Tourmalet à bord de la grande Skoda du directeur sportif. Parvenu au sommet, il harangua les champions et le public, se félicita longuement de son exploit, et regagna l’Élysée auréolé d’une nouvelle gloire.

Jacques FRANCK 23 juillet 2010

Nicolas Sarkozy rend hommage aux forces vives de la Nation.

Posted on : 12-07-2010 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Le chanoine parle aux citoyens par Jacques Franck.

Le président de Saint-Jean de Latran et chanoine de la République française, en cette avant-veille de fête nationale, s’adressa à ses ouailles et administrés par le canal de Sa télévision :
“Chers fidèles, chers sujets, chers électeurs !
L’heure est grave. Ou plutôt elle le serait si, dans, dans votre aberration, vous cessiez de voir en Moi le sauveur suprême, le remède à tous vos maux. La France a peur. Elle a peur de me perdre. Aussi, putain, écoutez-moi bien et, démocratiquement, fermez vos oreilles à tout autre propos.
La crise économique que nous subissons, bien que chacun sache qu’elle est terminée grâce à Moi, exige des sacrifices de tous. Préparez-vous à un vaste et enthousiasmant mouvement de pauvreté patriotique ! Il sera demandé à chacun d’entre vous un effort : travaillez plus, gagnez moins, et, pour 10% d’entre vous, chômez plus et ne gagnez plus rien du tout
Consommez moins et apprenez les bénéfiques vertus de l’austérité ! Rejetez les conceptions jacobines et archaïques de l’enseignement pour tous ! Fuyez les enseignants budgétivores qui pervertissent les petites têtes blondes (ou crépues, je ne suis pas raciste) de vos enfants, et que nous nous employons à chasser !
Ne vous laissez pas aller à la paresse ! Moi et mes vizirs, nous allons vous permettre d’attendre au moins deux ans de plus, mais ce n’est qu’un début, avant de vous abîmer dans les effluves pernicieux d’une retraite qui n’est qu’incitation à la paresse, mère de tous les vices !
N’attendez-plus de l’État qu’il se substitue à vos responsabilités et vous protège contre les vicissitudes naturelles et, je dirais même,d’ordre divin qui vous accablent, comme la maladie, la misère, les accidents et incapacités divers ! Prenez-vous en main, bordel !
Vous, les agriculteurs, cessez de gémir, et pensez à vos ancêtres, ces paysans français, blanchis sous tous les harnais, et dont la pauvreté était historiquement un titre de gloire !
Je veux maintenant rendre hommage aux forces vives de la nation. Il ne vous sera demandé aucun sacrifice, car vous avez tout donné (ou plus exactement tout pris). Vous les banquiers, que je m’enorgueillis d’avoir sauvés par quelques malheureuses dizaines de milliards d’euros ! Vous les courageux syndicalistes du MEDEF, derrière votre chère patronne Madame Laurence ! Grâce à vous, notre cher pays n’est pas trop pollué par les démagogies des faux syndicalistes de salariés ! Vous, les héros du CAC 40, qui brandissez avec fierté (et bénéfices) le drapeau de la France sur le monde des Bourses des valeurs ! (Le chanoine essuya une larme furtive) Vous, Madame Liliane, à qui le dévouement à vos intérêts a valu un juste chèque de trente millions d’euros (à valoir sur le Trésor public).
Et vous, mes chers ministres, surtout vous, Monsieur Eric (pas le traître, l’autre) si injustement vilipendé pour avoir géré le budget du pays sans haine pour les riches !
Chers fidèles, chers sujets, chers électeurs, je ne terminerai pas ce discours sans un vibrant hommage au vrai mérite !
Je ne citerai que deux modestes exemples de promotions et distinctions récentes dues au seul mérite des leurs bénéficiaires, deux femmes bien de chez nous, je veux dire de notre monde :
Madame Florence – épouse de Monsieur Eric, mais ça n’a rien à voir – figure au conseil d’administration de la maison Hermès, spécialiste du luxe populaire, filiale de le grande et belle entreprise LVMH, de mon ami Monsieur Bernard, un homme laborieux.
Madame Bernadette, épouse de mon prédécesseur Monsieur Jacques, honore de son auguste et un peu sénile présence, le conseil d’administration du même LVMH. Bien sûr, ces deux travailleuses touchent de justes émoluments d’à peine quelques centaines de milliers d’euros.
Chers fidèles, sujets et électeurs, devant ces prémisses d’un renouveau de notre cher et beau pays, nous ne pouvons que crier notre espoir en des jours aussi beaux et aussi fructueux !”

Pour le chanoine Nicolas, Jacques FRANCK 12 juillet 2010

Florence Woerth, Eric Woerth et l’affaire Bettencourt

Posted on : 27-06-2010 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Monsieur Eric et la rigueur par Jacques Franck.

Monsieur Eric, pas le traître, l’autre, est un homme de rigueur. Gérant naguère les comptes de l’Etat (et par la même occasion ceux de son parti), il pourchassait impitoyablement les fraudeurs qui expatriaient leurs capitaux pour les soustraire au fisc. Nul n’aurait osé, par exemple, acheter une île aux Seychelles sans encourir les justes foudres de Monsieur Eric. Applaudissons ce patriote.
Madame Liliane est une grande figure, symbolisant la réussite d’une vie de labeur (et de spéculations). Le monde entier nous envie cette honnête personne. Ses économies, qui atteignent à peine vingt milliards d’euros, sont administrées par une société au nom cornélien de Chymène (avec un y). Madame Florence, au sein de cette méritante ONG, est en charge des placements de Madame Liliane. Le hasard veut qu’elle soit aussi l’épouse de Monsieur Eric. Comme personne n’est parfait, il arrive que Chymène dérape une peu et couvre un ou deux péchés,véniels tels que la dissimulation de quelques sous en Suisse ou l’achat non déclaré d’une île aux Seychelles. Plus d’autres broutilles.
Le mari de Madame Florence étant très occupé et parfois distrait, il n’a jamais sévi contre ce que les méchants appellent des escroqueries fiscales. Mais ces oublis n’entachent pas sa rigueur. Devenu vizir du travail, il l’applique inflexiblement à l’encontre des salariés qui refusent un recul de l’âge de la retraite. Et le président Nicolas, dans cette affaire ? On parodie Corneille : “Le chanoine a pour Woerth le regard de Chymène”.

Jacques FRANCK 27 juin 2010

Marie N’Diaye, prix Goncourt 2009.

Posted on : 12-11-2009 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Crime de lèse-chanoine par Jacques Franck.

Madame Marie N’diaye, lauréate du Prix Goncourt 2009, a osé exprimer des appréciations critiques sur Monsieur Nicolas (le chanoine bien connu) et sur sa politique.
Monsieur Eric (ce n’était, pour une fois, ni le Besson ni le Woerth, mais le Raoult, député UMP) a réagi en preux féal de son maître. Amoureux inconditionnel de la liberté, il suggère que les écrivains lauréats de ce prix littéraire soient soumis à l’obligation de réserve. En d’autres termes, qu’ils s’abstiennent de proférer des paroles ou de publier des écrits risquant de déplaire au Prince. Rien que ça. En conséquence ;
-Chaque auteur devra tourner sept fois son ordinateur dans sa bouche avant de toucher son clavier.
-Tout écrivain, candidat ou pas au Goncourt, sera dans l’obligation de faire publiquement allégeance au bien-aimé chanoine et super président.
-Les voyous littéraires qui ne se soumettront pas à ces justes obligations se verront interdits d’écrire.
-La France sera enfin une grande nation culturelle, comme à la belle époque où le Maréchal et ses sbires la conduisaient vers des destins glorieux.

Jacques FRANCK, le 12 novembre 2009

Éric Besson lance le débat sur l’identité nationale‎

Posted on : 02-11-2009 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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L’ Identité nationale par Jacques Franck.

Monsieur Eric est un politicien loyal. Loyal envers son maître le chanoine Nicolas, loyal envers la parti du maître, loyal envers ses opinions du moment. Sa loyauté est à géométrie variable. Mais, doit-il penser, seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis.
En des temps anciens, d’autres socialistes – peu nombreux – avaient changé d’avis et s’étaient ralliés au pouvoir du moment. Par exemple, Messieurs Pierre Laval, Marcel Déat et quelques autres. En ces temps-là, l’identité nationale. était un des chevaux de bataille de ceux qui la bradaient. On s’affirmait français par opposition aux étrangers,aux juifs, aux arabes, aux “bolcheviks”. On saluait le drapeau dans les cours des lycées (j’ai connu ça en 1942), mais on acceptait le drapeau à croix gammée dans les rues de Paris. On chantait “la Marseillaise” dans les écoles, mais l’hymne officiel était “Maréchal, nous voilà !”
Je ne veux pas revivre ça. Je ne veux pas que l’exaltation des symboles recouvre la xénophobie, le chauvinisme, le racisme.
Je veux une France généreuse, ouverte, fraternelle. Pas celle de Monsieur Eric Besson.

Jacques FRANCK, le 2 novembre 2009

Plus fort que Brice

Posted on : 05-02-2009 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Monsieur Brice était brillant. Adjoint du chanoine Nicolas en charge de la répression de l’immigration, il pouvait se vanter d’un tableau de chasse joufflu. Les bonnes années, il expulsait plus de vingt-cinq mille sans-papiers. On le croyait insurpassable.
Il ne l’était pas. Son successeur, Monsieur Eric, perfectionne la technique. Fort d’un parcours politique marqué par un des plus beaux retournements de veste du siècle, il déploie un esprit inventif qui emplit de joie le cœur de son maître. Il promet aux émigrés clandestins le pardon et un titre de séjour s’ils dénoncent leurs “complices”, en clair leurs passeurs.

J’ai dit esprit inventif ? Erreur. Monsieur Eric n’invente rien. Il remonte aux sources les plus abjectes des polices les plus basses. Celles que nous avons connues il y a longtemps. Quand la délation était principe d’État.
Le peuple de notre pays ne pourra pas supporter longtemps cette politique déshonorante.

Jacques FRANCK 5 février 2009