Rétrocommission et affaire Karachi

Posted on : 21-11-2010 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , ,

0

Les gars de la Marine par Jacques Franck.

Notre pays s’enorgueillit de construire de bien beaux bateaux. Il est justement fier de vendre ces instruments de paix à des états de liberté et de progrès. Enfin ce commerce est servi par des hommes dont la compétence n’a d’égale que l’honnêteté et le désintéressement.
Ainsi, naguère, quand Monsieur Edouard était Premier ministre et Monsieur Nicolas (un futur chanoine) ministre du budget et directeur de campagne présidentielle du précédent, nous avons fièrement vendu au Pakistan, phare de la démocratie au Moyen-Orient, quelques jolis sous-marins, symboles de l’amitié entre les peuples.
La France est une nation bien élevée, il était normal de dédommager les intermédiaires de la transaction par une juste commission (quelques dizaines de millions de futurs euros).
Une politesse en appelant une autre, ces commerçants loyaux renvoyèrent un grand peu de la somme aux expéditeurs pour les remercier (la rétrocommision). Ce sont là mœurs courtoises.
Ce que devint ce petit cadeau, on ne le sait pas. Sauf que l’on croit qu’après un passage au Luxembourg, dont le climat est bon pour les sous, il aurait atterri dans les caisses d’une campagne électorale. On ignore de qui. Rien de plus normal..
Lorsque Monsieur Jacques (ce n’est pas moi) devint en 1995 président de la République, il voulut, avec l’aide de son secrétaire Monsieur Dominique, moraliser le commerce. Il mit fin au versement de la commission.. Les bénéficiaires, frustrés, voulurent se venger de la France. Ils tuèrent quinze techniciens, dont onze Français, qui travaillaient sur les bateaux à Karachi.
Quant aux bénéficiaires non frustrés de la rétrocommission, on ne sait pas, ou presque pas ce qu’ils sont devenus. On notera toutefois que Monsieur Edouard, un des plus prestigieux de ces gars de la Marine, n’a même pas été élu président de la République.

Jacques FRANCK 20 novembre 2010

Nicolas Sarkozy rend hommage aux forces vives de la Nation.

Posted on : 12-07-2010 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

Mots-clefs :, , , , , , , , , ,

0

Le chanoine parle aux citoyens par Jacques Franck.

Le président de Saint-Jean de Latran et chanoine de la République française, en cette avant-veille de fête nationale, s’adressa à ses ouailles et administrés par le canal de Sa télévision :
“Chers fidèles, chers sujets, chers électeurs !
L’heure est grave. Ou plutôt elle le serait si, dans, dans votre aberration, vous cessiez de voir en Moi le sauveur suprême, le remède à tous vos maux. La France a peur. Elle a peur de me perdre. Aussi, putain, écoutez-moi bien et, démocratiquement, fermez vos oreilles à tout autre propos.
La crise économique que nous subissons, bien que chacun sache qu’elle est terminée grâce à Moi, exige des sacrifices de tous. Préparez-vous à un vaste et enthousiasmant mouvement de pauvreté patriotique ! Il sera demandé à chacun d’entre vous un effort : travaillez plus, gagnez moins, et, pour 10% d’entre vous, chômez plus et ne gagnez plus rien du tout
Consommez moins et apprenez les bénéfiques vertus de l’austérité ! Rejetez les conceptions jacobines et archaïques de l’enseignement pour tous ! Fuyez les enseignants budgétivores qui pervertissent les petites têtes blondes (ou crépues, je ne suis pas raciste) de vos enfants, et que nous nous employons à chasser !
Ne vous laissez pas aller à la paresse ! Moi et mes vizirs, nous allons vous permettre d’attendre au moins deux ans de plus, mais ce n’est qu’un début, avant de vous abîmer dans les effluves pernicieux d’une retraite qui n’est qu’incitation à la paresse, mère de tous les vices !
N’attendez-plus de l’État qu’il se substitue à vos responsabilités et vous protège contre les vicissitudes naturelles et, je dirais même,d’ordre divin qui vous accablent, comme la maladie, la misère, les accidents et incapacités divers ! Prenez-vous en main, bordel !
Vous, les agriculteurs, cessez de gémir, et pensez à vos ancêtres, ces paysans français, blanchis sous tous les harnais, et dont la pauvreté était historiquement un titre de gloire !
Je veux maintenant rendre hommage aux forces vives de la nation. Il ne vous sera demandé aucun sacrifice, car vous avez tout donné (ou plus exactement tout pris). Vous les banquiers, que je m’enorgueillis d’avoir sauvés par quelques malheureuses dizaines de milliards d’euros ! Vous les courageux syndicalistes du MEDEF, derrière votre chère patronne Madame Laurence ! Grâce à vous, notre cher pays n’est pas trop pollué par les démagogies des faux syndicalistes de salariés ! Vous, les héros du CAC 40, qui brandissez avec fierté (et bénéfices) le drapeau de la France sur le monde des Bourses des valeurs ! (Le chanoine essuya une larme furtive) Vous, Madame Liliane, à qui le dévouement à vos intérêts a valu un juste chèque de trente millions d’euros (à valoir sur le Trésor public).
Et vous, mes chers ministres, surtout vous, Monsieur Eric (pas le traître, l’autre) si injustement vilipendé pour avoir géré le budget du pays sans haine pour les riches !
Chers fidèles, chers sujets, chers électeurs, je ne terminerai pas ce discours sans un vibrant hommage au vrai mérite !
Je ne citerai que deux modestes exemples de promotions et distinctions récentes dues au seul mérite des leurs bénéficiaires, deux femmes bien de chez nous, je veux dire de notre monde :
Madame Florence – épouse de Monsieur Eric, mais ça n’a rien à voir – figure au conseil d’administration de la maison Hermès, spécialiste du luxe populaire, filiale de le grande et belle entreprise LVMH, de mon ami Monsieur Bernard, un homme laborieux.
Madame Bernadette, épouse de mon prédécesseur Monsieur Jacques, honore de son auguste et un peu sénile présence, le conseil d’administration du même LVMH. Bien sûr, ces deux travailleuses touchent de justes émoluments d’à peine quelques centaines de milliers d’euros.
Chers fidèles, sujets et électeurs, devant ces prémisses d’un renouveau de notre cher et beau pays, nous ne pouvons que crier notre espoir en des jours aussi beaux et aussi fructueux !”

Pour le chanoine Nicolas, Jacques FRANCK 12 juillet 2010