BHL, les “Rafale” et la Charia par Jacques Franck

Posted on : 26-10-2011 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Monsieur Bernard-Henri Lévy, paladin des Droits de l’Homme et homme lige de Monsieur Nicolas (chanoine président bien connu), est aussi un révolutionnaire. Nous l’ignorions jusqu’au printemps dernier. Indigné par la dictature du sieur Kadhafi, un ancien ami de Monsieur Nicolas, il a pris fait et cause pour les Libyens désireux de secouer le joug du tyran. Sans trop chercher à savoir qui inspirait ces rebelles, il a répandu sa bénédiction et celle de son maître sur le Conseil National de Transition libyen où figurent entre autres des kadhafistes repentis et des islamistes purs et durs.
Une révolution ne se fait pas à moitié. Surtout quand une odeur de pétrole flotte dans les parages. Le chanoine président Nicolas a promptement décidé de faire sentir le poids de son glaive. Il a mis au service des braves ses biréacteurs de combat “Rafale”. Les pays de l’OTAN (association humanitaire pour la paix dans le monde) se sont joints à cette initiative. Pendant six mois, le pays a été transformé en stand de tir. Ce qui évidemment ne va pas sans quelques effets collatéraux. Dieu reconnaissant les siens, ce n’est pas grave, même si ça coûte un peu d’argent.
Au final, les bons ont gagné et les méchants ont perdu. Vive la Révolution.
Et vive la Charia, la loi islamiste la plus rétrograde, promulguée immédiatement par les nouveaux dirigeants libyens. Merci, BHL, merci nos “Rafale”, merci l’OTAN. Et, come toujours, merci président Nicolas.

Jacques FRANCK 26 octobre 2011

Le chanoine sur le bateau par Jacques Franck

Posted on : 15-08-2011 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Monsieur Nicolas, chef suprême des armées de la France, chanoine de Saint-Jean de Latran, coprince d’Andorre, président de la République, prenait un repos bien mérité dans le modeste cabanon de sa belle-mère sur la côte varoise. Il s’adonnait aux joies de la bicyclette, qui présentaient l’avantage inestimable de ne pas nuire à son peuple. Lequel peuple aurait vu d’un bon œil une prolongation illimitée du congé de son guide, dédié à la pratique exclusive du vélocipède.
Un matin, Monsieur Nicolas se réveilla l’humeur belliqueuse. Tapotant d’une main martiale l’épaule de Madame Carla, il  lui tint ce propos viril : “Bordel, first lady du Cap Nègre, c’est moi le grand chef ! La guerre, toutes les guerres, c’est Moi qui les fait, c’est Moi qui les gagne ! Je vais leur montrer, putain, de quel bois je me chauffe. Je sauve la vie des bons, je trucide les méchants ! Merde !”
“Oui, mon poulet, c’est toi le meilleur ! Autrement, je ne vois pas ce que je viendrais foutre ici, au milieu des gardes du corps, des flics, des barbouzes et des paparazzi !. Mais tu ferais mieux de pédaler encore un peu plutôt que d’agiter des sabres !”
Insensible aux conseils de Madame Carla, le chanoine siffla le premier hélicoptère qui passait. “Chauffeur, sur le pont du Charles de Gaulle ! Et que ça saute !”
Le porte-avions accostait justement à Toulon. Le chef suprême chaussa ses talonnettes, grimpa sur un tabouret, s’assura que les micros et caméras ne perdraient rien de ses paroles et de sa mine altière. Devant les marins et aviateurs au garde à vous, il prononça une allocution historique :
” Soldats ! Je suis content de vous ! Vous avez su jeter le fer et le feu de la France sur mon ancien très cher ami, l’infâme Kadhafi ! Évidemment, comme rien n’est parfait (sauf moi), vous ne l’avez pas atteint, et quelques dizaines de civils libyens sont allés rejoindre leurs ancêtres. Mais à la guerre comme à la guerre ! Frappez encore, frappez  toujours, frappez fort  et peut-être bien que l’infâme rendra l’âme ! Et n’oubliez pas que, du haut de vos “Rafale”, trois siècles de guerres coloniales vous contemplent !
Et l’Afghanistan, me demanderez vous ? Oui, en Afghanistan aussi, vous remplissez la mission civilisatrice de la France, aux côtés, là encore, de nos petits amis de l’OTAN.  Bien sûr, dans ce beau pays si conviviall, nous connaissons la glorieuse incertitude des armes. Nous l’éprouvons même un peu trop fort.  Mais courage, braves militaires ! Je suis à votre tête. Tant que ça durera (il se racla longuement la gorge), nous poursuivrons le combat jusqu’à la mort du dernier de nos ennemis héréditaires, et au besoin de nos alliés ! Vive la France, et  vive le grand chanoine qui l’incarne aux yeux du monde !”
Après ce discours, le parrain du porte-avions, Charles de Gaulle lui-même se retourna pesamment dans sa tombe.
Jacques FRANCK   14 août  2011

Les Pâques du chanoine par Jacques Franck

Posted on : 26-04-2011 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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En ce beau week-end d’avril, Monsieur Nicolas, universellement connu comme président de la République et chanoine de Saint-Jean de Latran, grimpa avec sa suite dans un de ses aéroplanes. “Chauffeur, à Rome !” ordonna-t-il au commandant de bord. Conformément à son devoir d’obéissance et aux réglementations de la circulation aérienne, celui-ci obtempéra sans hésitation ni murmure. Moins de deux heures après, l’Airbus “Sarkoliner” posait ses roues sur une piste de Fiumicino.

Monsieur Nicolas avait rendez-vous avec son ami et homologue Monsieur Silvio, que les ennemis de la démocratie italienne appelaient Berlusconardo. Les deux seigneurs devaient discuter de la meilleure méthode pour repousser l’invasion de leur Europe par les Maures et les Sarrasins. Après un long débat, d’où il ressortait que la civilisation occidentale devait être protégée, Monsieur le président se dit soudain : “Putain de Dieu ! C’est Pâques ! J’allais oublier que, chef d’une nation laïque, je dois communier et me confesser !” Il se fit conduire au Vatican et sollicita un entretien avec son autre ami, Monsieur Benoît. La secrétaire, une charmante petite sœur de l’ordre de Sainte-Opercule à la cornette coquine, lui répondit avec un sourire aguichant : “Hélas, Monsieur, mon bien-aimé patron est surbooké, si vous désirez vous confesser, il va falloir vous inscrire sur une liste d’attente !” Monsieur Nicolas fit valoir son titre de chanoine. “Ah bon, rétorqua la mignonne, puisque vous êtes de la grande maison, c’est pas pareil !”
Une demi-heure après, il se retrouva face à Monsieur Benoît qui buvait une lichette de schnaps pour se maintenir en forme dans son confessionnal. Les deux amis tombèrent dans les bras l’un de l’autre, pour autant que la configuration du lieu le permettait.
-”Grand Saint-Père, je viens ouvrir à ta grandeur, à ta sainteté et à ta paternité mon âme d’enfant !
-Ach ! Chanoine de mon cœur, tu ne crois pas que tu en fais un peu trop, comme toujours ? Vas, je t’écoute.
A ce moment, une cloche de la basilique, reconnaissant le visiteur, sonna bling-bling. Monsieur Joseph but une gorgée de schnaps et en offrit à son client, qui refusa, il ne buvait jamais en se confessant;
-Papissime aimé, j’ai péché, mais c’est peu de choses en comparaison de mes bonnes actions.
Tu as forniqué, en dehors de tes devoirs sacrés envers Madame Carla, bénie soit-elle ?
-Euh..Non, mon pape. Pas trop.
Tu as tué ?
-Non, pas personnellement, mais je fais la guerre aux infidèles en Afghanistan !
-Ach, c’est bien. As-tu volé ?
-Saint-Benoît, les membres des saintes congrégations du CAC 40, du Fouquet’s et du MEDEF sont prêts à jurer que je n’en ai pas volé un seul.
Tu as menti ?
-Mon pontife, pas beaucoup plus que mes charges présidentielles ne m’y contraignent, et toujours pour la bonne cause, la mienne.
-Ach ! Péchés véniels que tout ça ! Maintenant, mon cher chanoine, raconte-moi un peu tes bienfaits. Il avala une gorgée de schnaps.
-Superpape, je fais tellement de bien à mon peuple que j’en rougirais si j’étais modeste.
Je veille, avec l’aide de mes coadjuteurs du gouvernement à ce que des revenus excessifs, un pouvoir d’achat disproportionné ne viennent pas corrompre la moralité des braves gens et appauvrir les riches. A l’évocation d’une telle abomination, les deux hommes se signèrent.
Luttant contre la paresse et l’accroissement des charges de mon patronat, j’ai allongé la durée du travail et obligé les fainéants à prendre leur retraite plus tard. Ça ne peut que faire du bien aux vieux de se remuer le cul au lieu de se dégrader le corps et l’âme à se reposer. Malheureusement, mon peuple ne l’a pas compris et les mauvais esprits ont osé manifester contre Moi. Tu te rends compte, Saint-Père, contre Moi ! Putain !
Je chasse des écoles sans dieu des milliers d’enseignants budgétivores qui bourrent d’inepties blasphématoires les âmes simples de ce peuple.
Je ferme des hôpitaux, je réduis le nombre des médecins et des infirmières, je ne fais plus rembourser des soi-disant médicaments. Les prétendus malades se porteraient beaucoup mieux s’ils faisaient confiance à la bonne nature, et pratiquaient, comme moi, un jogging qui ne coûterait rien à la collectivité.
Je suis un apôtre de la laïcité, la vraie, celle qui me reconnaît le droit, le devoir, même, de combattre les religions impures et de rejeter hors de mon royaume leurs adeptes, avec la collaboration de mes sous apôtres, Monsieur Guéant ou Monsieur Hortefeux.
Je me glorifie d’avoir tenté de purger ma belle France d’éléments incontrôlés ethniquement et socialement impurs, les Roms. Hélas, ils ont trouvé des défenseurs. Mes ouailles, pape adoré, ne sont pas parfaites.
Je reconnais avoir prêté en sous-main une oreille attentive aux justes propos de Madame Marine et m’en être parfois emparé, de crainte que cette garce perfide ne me mette en grande difficulté lors du renouvellement de mon mandat l’an prochain. Je prie humblement le Seigneur d’y mettre bon ordre.
-Ach ! Brave et bon chanoine, digne représentant de la fille aînée de mon église ! Je reconnais tes vertus et je t’accorde une absolution de première catégorie ! ” Il vida sa fiole de schnaps.

A ce moment, Monsieur Jésus Christ, qui venait justement de ressusciter, fit irruption dans le confessionnal en affichant une sainte colère.
“Nom de Dieu ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Vous n’avez pas honte, tous les deux ? C’est comme ça que vous interprétez mes préceptes ! Allez, foutez-moi le camp d’ici !” Et il but un bon coup d’eau bénite.

Jacques FRANCK 23 avril 2011

Les malheurs du chanoine

Posted on : 29-03-2011 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Les malheurs du chanoine par Jacques Franck.

Je suis médecin et mon éthique m’interdit de tirer sur une ambulance. Aussi je m’abstiens de dire tout ce que je pense de Monsieur Nicolas, chanoine nommé par le pape Monsieur Benoît (Ach !) et président élu naguère par 53% de nos compatriotes (Hélas !)
Je note toutefois avec la compassion qui s’impose que ce malheureux personnage connaît bien des misères.
Son bon peuple, appelé à élire ses conseillers généraux, renvoie proprement dans le néant (d’où, à mon sens, certains n’auraient jamais dû sortir) nombre d’affidés, thuriféraires et seconds couteaux du chanoine. Cette noire ingratitude afflige Monsieur Nicolas. Le peuple est méchant.
Il y a pire. Dans le sérail, oui, dans le sérail, des voix ordinairement serviles osent le contester. Certains affirment qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion. D’aucuns le créditent d’une politique suicidaire. D’autres encore flairent en lui des tendances droitières (comme si ce n’était pas là l’ossature de son fond de commerce !). Le grand manitou de son parti, Monsieur Jean-François, fustige le grand vizir du gouvernement, Monsieur François. Chacun approuve ou réprouve un débat sur la laïcité, initié par le chanoine, débat qui dans la conjoncture tombe comme des cheveux sur la soupe. Et qui n’a d’autre but que de surpasser, en islamophobie, Madame Marine, qui rigole et ramasse la mise.
Outrage qui s’ajoute à l’offense : la gauche, socialistes et communistes avec le Front de gauche, redresse insolemment la tête;
Si ça continue, je vais me demander s’il ne va pas falloir tirer sur un corbillard.

Jacques FRANCK 29 mars 2011

Guéant : “Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux”

Posted on : 20-03-2011 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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Monsieur Guéant l’incontrôlé par Jacques Franck.

Monsieur Claude Guéant ancien secrétaire général de l’Élysée et éminence grise de Monsieur Nicolas, a longtemps sucé le lait de son maître. En récompense, il chausse maintenant les bottes de Monsieur Brice Hortefeux au Ministère de l’Intérieur. Bon élève, il profite des enseignements de l’un et de l’autre. En y ajoutant une touche personnelle inspirée des œuvres de la famille le Pen (père et fille). Ce personnage ne recule devant rien. Y compris les propos xénophobes et racistes. Il déclare “À force d’immigration incontrôlée, les Français ont le sentiment de ne plus être tout à fait chez eux”.
Il ne se contrôle plus lui-même. De tels propos dans la bouche du “premier flic de France” rappellent (ou annoncent ?) les chasses au faciès, les ratonnades, les charters, les pogroms contre les Roms, ou autres “incontrôlés”. Nous avons le sentiment que pour le bien des Français, Monsieur Guéant n’est plus du tout à sa place dans ce ministère.

Jacques FRANCK 20 mars 2011

BHL, conseiller diplomatique de Sarkozy

Posted on : 17-03-2011 | By : vincent | In : Les propos du vieux toubib

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La philosophie et les frappes par Jacques Franck.

Monsieur Bernard Henri Lévy fait commerce de philosophie (plus tellement nouvelle). Il s’érige depuis longtemps en maître à penser. Parmi ses élèves et amis, on compte Monsieur Nicolas, dont il est inutile que je rappelle les titres et fonctions.
Monsieur Nicolas a (ou plus exactement avait) un autre ami, Monsieur Mouammar, dont il serrait affectueusement la main (sanglante) en son Palais de l’Elysée en 2007 et à Tripoli plus récemment.
Le comportement dictatorial et criminel de ce dernier, massacreur de son propre peuple, suscite l’indignation et l’horreur de tout le monde. Il réveille aussi chez certains l’envie d’intervenir humanitairement et militairement pour mettre fin aux souffrances du peuple libyen. Et, par la même occasion, de flairer un peu l’arôme subtil du pétrole.
Monsieur BHL suggère à son ami Nicolas d’envoyer ses avions bombarder les bases et les troupes de Monsieur Mouamar pour sauver la révolution.

Or seuls le peuple et ses alliés peuvent sauver une révolution. Pas les Mirage occidentaux.
Monsieur BHL est un récidiviste. Il y a moins de deux ans, il applaudissait vigoureusement aux bombardements destructeurs de l’aviation israélienne sur les civils de Gaza. Ce philosophe aime les frappes.

Jacques FRANCK

17 mars 2011